Chers galériens,

Chères galériennes

Pour une sortie ce fût une sortie. Samedi dernier le capitaine décida de repousser les limites de notre monde connu. En effet six valeureux rameurs ne se doutaient pas de l'aventure qu'ils allaient vivre.

Mais commençons par le début, le bateau fut complet, quand notre Cousin Hub, il faut dire, nous ne savons pas par quel mystère, apparu sur le quai. La mine pâle, le regard vide, un étrange mal le rongeait. Fallait il le laisser à son triste sort, bien sûr que non !

Il embarqua en passager, pour prendre le bon air, avec l’espérance de le voir un peu mieux, et puis tout le monde le sait, la mer c'est bon pour tous les humains …

Enfin, le bateau parti, à vive allure, sous un soleil radieux sur les flots étendus devant nous, du rivage à l’horizon.

Tous les rameurs dans le bateau parlaient de choses et d’autres. Il y avait les poètes, les brèves de comptoirs, les physiciens. Si un jour l'ONU en manque d'inspiration, a besoin de refaire le monde, nous sommes là …

Nous arrivâmes rapidement sur notre destination favorite, Niolon, croyant y boire un coup et nous reposer, mais le capitaine le regard lointain, visait déjà le grand large, " on continu dit 'il " d'une voix mélodieuse, comme seul, Alain sait vociférer.

Comme un seul homme, les rameurs s’exécutèrent. Le fort de Figuerole était déjà loin quand nous appercûmes le Moulon en tirant droit sur l’île de l'Erevine, là où jamais une rameur n' avait mis les pieds, sauf notre capitaine qui avait déjà baroudé sur toutes les mers du globe.

Une île où seules les mouettes et les gabians peuvent se poser, une île où les cotés escarpés remontent des flots jusqu’au ciel ou presque.

 

Les marins étaient émerveillés devant une telle beauté que la nature nous offrait.

 

Fallait il continuer ? pensait les marins inquiets du fait de voir le bout des océans et tomber dans le vide ... Non il fallait plutôt retourner, la prudence et la mer de tout les marins.

Tous les compagnons, et moi même je dois dire en avait pris plein les yeux, heureux tous simplement d’être là, même si maintenant il fallait revenir.

 Sur le retour les rêves nous transportèrent jusqu'à notre base de Corbières, où nous arrivâmes pas plus tard que d'habitude.

 

Mais qu’était devenu Cousin Hub, si mal en point, il y avait simplement quelques heures ?

Un beau sourire radieux illuminait son visage, quand il sauta comme un cabri sur le quai. Étonnés les compagnons ne comprirent pas . Vous savez, quand la magie des lieux opèrent, cela vaut toutes les médecines. Avoir vu l’île salvatrice de l'Erevine fut une révélation !

Bien sûr nous allâmes au bar des pécheurs, quand d'une voix forte et assurée, Hub nous déclara, " j'annule mon voyage à Lourde, la grâce ne peut pas tomber deux fois au même endroit, je suis guéri ! ", nous dit il ...

 

 

Un merci à nos deux photographes, Jean-Pierre et Christian

 

Samedi sortie à 8 heures de la base nautique de Corbières.

 

 

Fraternellement

Le Tchoa

 

20140726_093419

20140726_093943

20140726_094344

20140726_094612

20140726_095019